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CV des f(l)ous !

Sylvain Roux 
Flûtiste de formation, il explore, de 1970 à 1980, les musiques médiévale, Renaissance, baroque et classique. Il se passionne ensuite pour l’étude et la pratique des musiques traditionnelles et populaires, découvre le fifre grâce à Christian Vieussens et joue avec la formation de ce dernier de 1985 à 1990. Parallèlement à ses activités de musicien, il est chargé de missions pour les musiques traditionnelles, de 1985 à 1986, au sein de la Délégation Départementale à la Musique de la Dordogne, occupe ensuite, entre 1986 et 1997, les fonctions de responsable de la Sonothèque des Archives Départementales de la Dordogne, et effectue, en particulier, des collectages de témoignages oraux sur l’histoire du bal et de la musique populaire en Périgord sur la période 1860-1960. De 1994 à 1997, il est Président du Carrefour des Musiques et Danses Traditionnelles en Aquitaine. Sa démarche et sa réflexion sur la fonction de la musique traditionnelle contemporaine et l’improvisation l’amènent à partager les travaux d’expérimentation de la Compagnie Bernard Lubat avec laquelle il sillonne la France de 1990 à 2000. Ces pérégrinations uzestoises lui permettent de côtoyer sur scène François Corneloup, André Minvielle, Marc Perrone, Louis Sclavis, Michel Portal… Il se produit aussi, lors de diverses prestations, avec Michel Macias, Francis Mounier (L’Occidentale de Fanfare), Alain Bruel, Xavier Vidal, Alain Cadeillan… Titulaire du Diplôme d’Etat de professeur de musique traditionnelle, il conçoit et coordonne, de 1994 à 2008, les stages-concerts de musiques  improvisées, à l’Ecole Britten de Périgueux. (Institut Supérieur de Musique). Parmi les nombreux intervenants invités lors de ces sessions, citons Benat Achiary, Jacques Di Donato, Dominique Regef, Jean-Marc Padovani, Valentin Clastrier, Michel Marre, Alfred Spirli, Miqueù Montanaro, György Kurtag Jr. … Il intervient également, dans le cadre de projets ponctuels, à l’Ecole Nationale de Musique de la Dordogne et au Conservatoire Municipal de Musique de Périgueux. De 1995 à 2005, en duo avec Jérôme Martin, il se consacre au théâtre burlesque musical à travers deux spectacles, La Conférance, puis Les Guides, mis en scène par Gilles Defacque, directeur-clown du Prato, Théâtre International de Quartier à Lille. A partir de 2004, il développe un travail personnel autour de la musique électroacoustique, suscite des rencontres/performances, notamment avec Patrick Auzier (pyrotechnicien), François Rossé (musicien, compositeur), Patrick Deletrez (plasticien), Etienne Rolin (musicien, compositeur, peintre), Mieko Miyazaki (musicienne, chanteuse), Sylvaine Hélary (musicienne) et Gilles Estran (danseur) auprès duquel il se forme également  à la danse contact-improvisation. En 2006, il crée, à Razac de Saussignac (Dordogne), L’insoliste, lieu privé pour arts publics, scène locale non convenue axée sur la formation et la recherche autour de l’improvisation. En 2007, il commence à travailler le Soundpainting avec l'américain Walter Thompson, créateur de cette technique; il poursuit cette formation avec Etienne Rolin et François Jeanneau. 

Mieko Miyazaki
Elle découvre le koto à l'âge de neuf ans. Diplômée en 1992 par "The Tokyo National University of Fines Arts and Music ", elle est invitée à se produire dans le cadre du Palais Impérial en présence de l'Empereur et de l'Impératrice.
Révélée par la NHK, lors d'un concert de musique japonaise diffusé sur NHK-FM, elle s'impose comme une concertiste de premier plan et étend son répertoire à une grande variété de style musicaux différents. Elle se produit dès lors en soliste en Asie, Chine, Singapour et Taiwan, ainsi que dans de nombreux festivals européens : Italie, Belgique, France, Norvège, Islande...Par ailleurs, elle participe à divers événements culturels organisés par l'ambassade du Japon. Parallèlement à sa carrière de concertiste, elle fait ses débuts en tant que parolière et compositrice de chansons pour enfants. Ces chansons, télédiffusées par les chaînes NHK-TV et FUJI-TV, lors de leurs émissions pour enfants, sont devenues des " standards " du genre.En 1999, lors du grand concert à la mémoire des victimes du tremblement de terre de Hanshin, elle donne un fascinant récital où l'interprétation de ses oeuvres originales rencontre un accueil enthousiaste tout en révélant la fusion de ses talents d'interprète et de compositrice. En 2001, elle est invitée à se produire en duo, koto et percussions japonaises, lors du somment culturel " The Asia Pacific Cup English Presentation ", tenu à Singapour. Ce concert sera, par la suite, retransmis dans toute l'Asie.Dès lors, elle fonde ses propres ensembles et poursuit une brillante carrière.   En 2004, l'un de ses groupes, " East Current " ( duo koto et flûte shakuhachi ), réalise une tournée triomphale aux Etats-Unis. Installée en France depuis peu, elle est régulièrement sollicitée pour participer à divers projets musicaux, notamment, au sein de « Koto Connection », en compagnie d’Etienne Rolin, musicien improvisateur et compositeur de musique contemporaine et de Manuel Solans, violoniste et professeur de violon au Conservatoire National de Région de Bordeaux. 
Etienne Rolin
Compositeur d’origine américaine, élève de Nadia Boulanger, il cache sous un éclectisme bariolé une fidélité sans faille aux musiques vivantes alliant l’écriture à l’improvisation. C’est ainsi seulement qu’on peut comprendre sa trajectoire étonnante du pop au baroque et du jazz au contemporain. Il effectue ses études universitaires à San Francisco, obtenant des diplômes en Musique et en Philosophie. C’est en 1974 qu’il choisit la France afin de poursuivre ses études auprès de Nadia Boulanger, Olivier Messiaen, Iannis Xenakis, Ivo Malec et Franco Donatoni. Depuis 1985, il occupe le poste de Professeur d’analyse musicale au Conservatoire National de  Région de Bordeaux ; il y dirige également la classe de musique improvisée. De 1985 à 1995, il est responsable de l’atelier jazz au Conservatoire de Montauban. Intervenant pour la préparation aux diplômes d’Etat, il  effectue  des stages dans plusieurs CNR : Bordeaux, Aix en Provence, Metz, Strasbourg… Compositeur en résidence à l’Université de Poitiers (1996-1997), il est auteur de près de 300 œuvres comportant un important catalogue de pièces didactiques d’initiation aux langages actuels. Il est régulièrement invité à concevoir des cartes blanches ou des résidences de création ( Colmar, La Rochelle, Tarbes, Niort…). Ses œuvres sont commandées par des formations prestigieuses : l’Ensemble 2E2M, Accroch’Note, l’Ensemble Intercontemporain, Ars Nova et sont diffusées dans divers festivals en France et à l’étranger. Depuis, 1988, il utilise ses propres tableaux au sein de projets pluridisciplinaires intégrant la musique à la danse, la peinture, la poésie et le théâtre. Il expose à Bordeaux, Berlin, Chicago, Edinburgh, Washington… Il réalise plusieurs partitions chorégraphiques pour la Compagnie Marie-Jo Huchet, collabore étroitement avec l’écrivain et comédien Daniel Crumb, et joue, notamment, avec François Rossé, Louis Sclavis, Vinko Globokar, Daniel Humair, Antoine Hervé, Kent Carter, Bruno Maurice, Mieko Miyazaki… 
Samedi 30 décembre 2006

 

Patrick Deletrez: machines mécaniques

Sylvain Roux: machines électroniques

Imaginez, comme décor, une vieille gare désaffectée, exemple celle de Canfranc en Espagne, ou bien une ancienne usine, type cimenterie ou briquetterie, ne nettoyez pas trop, installez les 26 machines (ou plus ou moins !) de Patrick Deletrez, prévoyez de la place quand même, gardez un petit espace pour le pupitre électronique de Sylvain Roux, 2 à 3m² tout au plus, faites le noir si nécessaire, ou alors invitez le public tard le soir, quand le soleil s’est couché, et là…, à partir de ce moment, attendez que les ombres commencent à gagner tout le lieu, laissez opérer la magie de la nuit, attendez encore…Les machines commencent lentement à s’animer, des lumières frêles et fugaces découpent d’étranges silhouettes qui dansent furtivement sur les murs, un appel lancinant de fifre déchire ce silence ouaté de cathédrale, bientôt des rythmiques électroniques prennent le relais et se mélangent aux grincements, frottements, sifflements et autres respirations de ces sculptures mécaniques.Le son et la lumière redonnent vie à ces vieux engrenages, ferrailles rouillées, désossées, limées sur lesquelles quelques bribes de chants traditionnels occitans viennent doucement s’échouer… Voilà, ça peut durer le temps que vous voulez, le temps d’une histoire, et puis Les Imachinasons se taisent tranquillement ; dehors, il fait encore plus noir, vous pouvez rentrer chez vous, avec peut-être dans la tête, une drôle de musique qui danse sur des ressorts déglingués, une sorte de concerto expérimental pour arbres à cames et autres rouages. 

Par Roux - Publié dans : musique improvisée
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CV des f(l)ous!

François Rossé 
Compositeur et pianiste , il obtient le 1er prix au Conservatoire de Strasbourg (piano) puis 1ers prix d'écriture, d'analyse et de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (classe d'Olivier Messiaen et de Betsy Jolas). Il est aussi lauréat de nombreux et prestigieux prix (2nd prix au concours national "musique et informatique" présidé par Iannis Xenakis, lauréat au Concours International de Composition de la Hochschule der Künste de Berlin puis au concours  international "Aperto"  de Bucarest, Prix National de la Sacem 1994 pour l'ensemble de sa production…etc. En 2004, son répertoire se porte à plus de 400 oeuvres jouées sur le plan international par des formations réputées (New Ensemble de Shanghai, Nouvel Ensemble Moderne de Montréal, Ensemble "COmet" de Tokyo, Ensemble "Oh Ton" en Allemagne, Orchestre National de la Radio-Télévision  Roumaine, Ensemble "Oggi Musica" de Lugano… et en France, les ensembles 2e2m, Itinéraire, Laborintus, Ars Nova, Proxima centauri, Nouvel Orchestre Philharmonique de la radio, O.N.B.A. de Bordeaux, Philharmonique de Lorraine, Orchestre de Poitou-Charentes, Orch. Philharmonique de Brandebourg etc…). Son oeuvre et ses expériences sont particulièrement différenciées (des formations classiques aux musiques urbaines) mettant en confrontation diverses cultures, environnements sociaux (importante proposition à Ile de le Réunion confrontant créoles, jazz, musiciens classiques, oeuvre pour camions de pompiers et saxophonistes en improvisation etc.). Son engagement à travers les musiques improvisées ouvre ses rencontres sur des mondes poétiques aussi divers que ceux proposés par Mixel Etxekopar, Benat Achiary, Carlo Rizzo, Franswa Baptisto, Sylvain Kassap, Kent Carter, Etienne Rolin, Georges Petit, Barre Philipps, Denis Badault, Marc Steckar, Claude Barthélémy, Sylvain Roux, Jean-Marc Montera, l'ARFI (Chariv'arfi 2002), le groupe de Rock "Bordeaux Intensive" au festival "Alternativa" de Prague, les rencontres d'Uzeste, etc… ainsi que des collaborations avec d'autres espaces artistiques, des chorégraphes (Cie Jackie Taffanel, Florence Peyramond…), plasticiens (Françoise Cordier, Erwin Heyn…), acteurs (Théâtre des agités de Poitiers, Nathalie Boitaud (Uzeste)…, poètes (Drapiers de Strasbourg, Francis Coffinet…) et cinéma (Festival International du Film d'Aubagne, Base sous-marine de Bordeaux…). Compositeur et improvisateur invité au Conservatoire Royal de Liège, Conservatoire de Moscou, Conservatoire de Bâle, Hochschule der Künste de Berlin, North-western university de Chicago, Universités de Montréal, Edmonton et Sudbury, Conservatoires Nationaux Supérieurs de Musique et de Danse de Paris et de Lyon et de nombreux conservatoires en France.  


Sylvaine Hélary

Après une solide formation de classique et d’improvisation (Bernard Lubat, Sylvain Roux), elle est inspirée par la musique contemporaine et divers courants de musique nouvelle. Sa curiosité la conduit vers des projets souvent pluridisciplinaires : théâtre musical, lectures musicales (revue Neige d’Août et La Voix du Regard), spectacles pour enfants (Praxinoscope Théâtre), musique et peinture (Guillemette Buffault), musique et cirque (à l’Atelier du Plateau) ou danse (Dance and You et Mars 2046 de Brigitte Pougeoise). Elle compose la bande sonore du spectacle « La gueule du loup » (Théâtre du Menteur-mise en scène Valérie Dassonville- texte François Chaffin- création novembre 2008).

Elle fait partie du groupe Martine à la Plage (2000-2006) et se produit pendant deux années au côté de Dgiz (rap). Elle joue aussi depuis 2004 dans le Surnatural Orchestra, est parfois invitée dans Moniomania (Christophe Monniot), dans Le Bruit du Sign, auprès de David Lafore ou Fantazio ; elle intègre récemment « La société des Arpenteurs » (groupe à géométrie variable dirigé par Denis Colin) ; elle crée un solo (Parasol) et un duo (Doux Mix) avec Christelle Séry. Elle participe en septembre 2007 à une création à l’Abbaye de Royaumont avec Dgiz, Médéric Collignon et Sébastien Lemonon, intitulée « Vents d’Ange ». Elle réalise ses rêves d’écriture et de composition au sein de son trio : Sylvaine Hélary Trio, entourée d’Emmanuel Scarpa (batterie) et Antonin Rayon (orgue Hammond B3, Clavinet).  

 

Patrick Auzier   

C’est au début des années 1970 qu’il rencontre Bernard Lubat et qu’ils commencent à travailler ensemble sur des projets déjà pluridisciplinaires. Membre fondateur de la Compagnie Lubat, avec laquelle il sillonne le monde entier pendant près de 30 ans, il développe de nombreux concepts liés à la pyrotechnie. Du " micro feu d’artifice de chambre ", à la création pyrotechnique gigantesque pour la cérémonie du 50ème anniversaire du débarquement en Normandie, retransmis sur France 2 pour des millions de téléspectateurs, il expérimente, à chaque fois, différentes configurations et s’adapte à tous les lieux et contextes imaginables : lacs du Sud-Ouest, quartiers urbains délicats ou non, piscine municipale de Mourenx, châteaux forts ou résidentiels, forêt des Landes, rivières en tout genre, arrivée de la flamme olympique à Paris, lancement du bateau d’Yves Parlier, 20 ans de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, phare de Saint-Nazaire, fêtes militantes, port de Calais, festivals énigmatiques, soirée privée d’une délégation chinoise à Cognac etc. Poète du feu, magicien de la nuit explosée, (ce qui ne l’empêche pas de tirer des feux d’artifice en plein jour !), pilier créateur du Festival d’Uzeste Musical dès 1978, tromboniste électroquincaillé, sa route va croiser des géants de l’improvisation, Michel Portal, Louis Sclavis, Jacques Di Donato, Beñat Achiary, Archie Shepp, Vinko Globokar, François Corneloup…, des poètes ou enchanteurs de mots, Claude Nougaro, Bernard Manciet, Richard Bohringer, André Bénédetto…, des plasticiens, Valérie Rauchbach, Alain Kirili , Jacques Taris…, des danseurs, Jean-François Duroure, Farid Berki…    

 

Patrick Deletrez

C’est en 1969 qu’il réalise sa première création,l’installation d’un aquarium sur un solex intitulée " Voyage d’un poisson rouge ". A cette époque, il découvre le travail de Picasso, et notamment Guernica, qui va déclencher en lui une véritable passion pour les formes, la peinture et les univers surréalistes. Refusé par les Beaux-Arts (car il sort du Petit Séminaire !), il se dirige vers le milieu du théâtre et du cinéma grâce à la rencontre, au début des années 1970, de Robert Hossein au Théâtre Populaire de Reims. En 1996, il s’installe à Uzeste et commence à travailler avec la Compagnie Lubat. (travail avec les enfants " bruicollage ", récupération de matériaux …) La combinaison d’un intérêt pour la musique des bruits (bruits industriels, bruits des machines, bruits de la vie), la magie des mécanismes, la poésie des formes, du mouvement, des ombres et du surréalisme l’amènent à créer un nouveau concept : Les Imachinasons. C’est le début des performances musicales avec, entre autre, Bernard Lubat, Michel Portal, André Minvielle, Patrick Auzier, Gyorgy Kurtag etc. 

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